Patrick Santoni a débuté par le Street Art durant son enseignement aux Beaux-Art en section architecture. Rapidement, il est entré en atelier où il a  abandonné les sprays au profit des pinceaux.

Son travail très graphique et contestataire a évolué aux fil des années vers une peinture de plus en plus réaliste, toujours contestataire, allant vers des images à l’esprit publicitaire ponctuées de slogans, une peinture lisse sans matière ou peu, à l’instar des peintres classiques, utilisation systématique du sfumato.

La peinture est son support de prédilection. Il utilise aussi les autres médias à sa disposition:

- dessin, photographie, art digital, vidéo et sculpture.

Pour chaque oeuvre l’approche se fait par une réflexion intellectuelle et plastique, (photos, croquis, notes). L’aboutissement est un modèle de l'image plastique souhaitée, réalisée sous Photoshop.

L’exécution est réalisée à l’acrylique ou l’huile.

Son travail est fortement imprégné de ses origines corses, les déchèteries sauvages, les villages à l’abandon, les ruines, le maquis envahissant, la poussière de l’été, mais aussi de l’exil, du départ et du retour.

Ses oeuvres aujourd’hui sont majoritairement des paysages urbains tirés de l’imagerie télévisuelle, photographique et de Google Maps.

Il fait un travail de recherche, une sorte d’inventaire de notre société humaine avec ma vision particulière.

Son travail reflète le silence bruyant plein d'incertitude de notre temps, il questionne ses contemporains sur nos paradoxes, nos choix pour l’avenir, en soumettant des images du passé empreintes de présence humaine.

Ces images sont le plus souvent liées à l'enfance, aux espoirs nés dans l'enfance et à la désillusion de l'âge adulte.

Il utilise principalement la peinture comme médium de création. Dessins, sculptures et vidéos sont aussi présents dans une moindre mesure.
Le paysage est présent depuis les débuts, à l'instar d'Edward Hopper ils révèlent une activité humaine présente ou passée, l'homme y est généralement absent, sauf dans les villes où il semble appartenir au paysage.
Les tableaux de paysages sont en partie tirés de photographies réalisées in situ par l'artiste et en partie issus de voyages effectués par l'entremise de Google Earth ou de clichés d'écran de télévision.
Une autre partie du travail de Patrick Santoni consiste en des portraits. Le plus souvent de femmes et d'enfants, qui semblent questionner voir accuser le spectateur. La culture de l'image, télévisuelle, cinématographique et publicitaire est omniprésente chez cet artiste, à la manière de Barbara Kruger la majorité des toiles est ponctuée d'une phrase slogan, parfois provocante, toujours ironique.
La série de sept toiles des Women Plug and Play (inspirée d'un travail du couturier Japonais Issey Miyake) inaugure le début d'une esthétique épurée et très publicitaire. Le sujet principal est traité de façon réaliste, l'ensemble étant finalement cassé, destructuré par un texte. Ces femmes sont toutes semblables, elles sont de face, le regard franc, leurs yeux sont mi-humain mi-animal, seul le travail de la lumière apporte une émotion par l'ambiance quelle crée.
Le procédé de création commence par la prise de vue photographique, une maquette au format A4 est réalisée à l'aide d'un logiciel de retouche d'image, puis l'artiste reproduit sur toile cette mise en page à l'aide du dessin sans aide technologique, autorisant ainsi l'oeuvre à encore évoluer. La technique de peinture proprement dite, s'inspire des classiques; l'utilisation presque obsessionnelle du «sfumato», la lumière définitive étant créée par la superposition de nombreux glacis.
Aujourd’hui, même si les droits de la femme reste un sujet de prédilection, Patrick Santoni s'interroge sur la notion de possessions, de propriétaire, de patriotisme et de nationalisme. L'artiste se positionne lui-même comme un observateur du monde contemporain occidental.
Il n'y a pas de premier degré ici !